Categories
Emotions

Nerf vague Le régulateur de votre bien être

Nous sommes régit par deux systèmes nerveux dits « autonome » ou « automatique ».

Le système (ortho)sympathique et le système parasympathique.

système nerveux sympathique prépare le corps à une activité physique intense alors que le système nerveux parasympathique détend le corps en inhibant les fonctions à haute énergie.

Le système nerveux (ortho)sympathique est un accélérateur avec pour chimie principale l’adrénaline et le cortisol.

Le système parasympathique est le frein du système sympathique. Il a pour chimie, l’ocytocine et la noradrénaline.

Le système parasympathique est gouverné par un nerf bien spécifique 

Le nerf vague ou pneumogastrique.

Il est aussi appelé nerf 10.

Contrairement aux autres nerfs sortant du cerveau, c’est le seul qui ne fonctionne pas par pair.

Il est unique, toutefois, il se divise en deux branches asymétriques.

1ère, La branche à gauche qui passe sous la crosse de l’aorte pour remonter dans le cou et actionner les cordes vocales, le pharynx et les muscles du larynx.

Il permet aux cordes vocales de se contracter et de se relâcher. Il commande aussi la tension et la longueur des cordes vocales.

Il maintient les cordes vocales ouvertes lors de la respiration et fermée pendant un cri, la toux, le rire, les pleurs, les vomissements et la phonation.

2ème, La branche droite descend dans les profondeurs. Il passe par l’œsophage, le cœur, l’estomac, le foie, les viscères.

Il informe le cerveau du ressenti d’une action, de la sensibilité et de l’excitabilité perçue par l’organe cible.

Il est « l’homme à tout faire » du système nerveux et le « chef d’orchestre » du système nerveux parasympathique..

Il est très sensible au stress qui va le bloquer et interrompre les actions automatiques de notre corps notamment au niveau de la respiration, du rythme cardiaque apaisant et de la digestion.

Les fonctions du nerf vague :

– Sensation cutanée, Température et humidité des oreilles

– Sensation de la pression au touché

Avaler sans faire de fausse route

– Régit les cordes vocales (une voix rauque et monotone dénote d’un mauvais tonus vagal).

– Contrôle la respiration profonde et lente (quand nous sommes stressé, la respiration est plus courte et accélère, il vient remettre l’équilibre)

– Régule la fréquence cardiaque et évite les emballements cardiaques

– Permet le péristaltisme intestinal et la bonne progression du bol alimentaire (en cas de stress, le rythme cardiaque accélère et la digestion s’arrête)

– maintient la pression sanguine au plus bas et évite ainsi l’hypertension dû à la prise de pouvoir du système orthosympathique

Régit les 500 fonctions du foie :

         – vidange de la vésicule biliaire

         – Transport des informations vers le foie et du foie vers les organes cibles

         – contrôle la production de la bile et des selles biliaires (qui éliminent les toxines par les selles)

         – gère la sensation de faim et de satiété

         – Informe de la quantité suffisante de glucides, lipides et protéines (en cas de stress, cette information ne passe plus ce qui augmente la prise de poids, d’où l’intérêt de manger dans le calme et de mastiquer les aliments pour informer de la satiété).

– Gère la quantité de sucre sanguin et insuline

D’où l’importance de calmer son stress pour « protéger son foie »

Réactions corporelles dues au blocage du nerf vague lors d’un stress :

En cas de stress il y a sécrétion d’adrénaline et de cortisol au niveau des surrénales afin de mettre le corps en activité intense.

Il est dans ces cas-là, hors de question pour le corps que d’autres fonctions « non essentielles » si considéré qu’il y a danger puissent se faire.

L’activation du système nerveux orthosympathique, va donc bloquer le nerf vague (système nerveux parasympathique).

  • Gorge nouée
  • Voie altérée
  • Bouche sèche
  • Nœud au niveau du plexus solaire
  • Augmentation des sucs gastriques – brulure estomac
  • Accélération cardiaque – respiration rapide et courte
  • Arrêt du péristaltisme et de la digestion
  • Arrêt de la fabrication de bile
  • Augmentation de la glycémie sanguine

En cas de stress chronique, on peut comprendre qu’il y ait :

– Des tensions au niveau du larynx, qui entraine des douleurs musculo-tendineuses avec gène à la déglutition.

– Des altérations de la voix par manque de lubrification de salive et contraction de la position fermée et/ou ouverte des cordes vocales

– Des palpitations avec arythmie

– Des essoufflements ou sensation d’oppression dans la poitrine

– Des reflux oeso-gastriques et ulcère en conséquence

– Colopathie et ballonnement.

– Alternance de diarrhée et constipation

– Chute du système immunitaire. Car lorsque nous avons la peur au ventre, nous bloquons l’action du nerf vague.

Cela va entrainer à la longue un dérèglement du nerf vague et du système para sympathique par sur activité du système orthosympathique.

Le malaise vagal :

Le malaise vagal survient consécutivement à une baisse de la pression artérielle, associée à une baisse du rythme cardiaque. Cette baisse de tension peut être provoquée par un déséquilibre entre les systèmes nerveux orthosympathique et parasympathique.

Lors d’un malaise vagal, c’est le nerf vague qui, sous le choc par exemple d’une émotion forte, ralenti l’activité cardiaque brutalement. La pression artérielle chute et l’oxygène circule alors au ralenti, y compris vers le cerveau, ce qui provoque le malaise qui peut aller jusqu’à la perte de connaissance.

Ce malaise impressionnant n’a rien de dangereux en soi. Il montre par contre à quel point le système autonome est déséquilibré et fragilisé par un stress chronique ou des traumatismes anciens.

Activer le nerf vague et calmer le stress :

  • Vous masser le long du cou le long des artères carotides pour relâcher les tensions.
  • Le chant qui va détendre les muscles du larynx et les cordes vocales
  • La cohérence cardiaque qui apporte une synchronisation entre le rythme cardiaque et la respiration. 5 minutes deux fois par jour.
  • Éviter toute stimulation extérieur (bruits, lumières, …),
  • Veiller à un bon apport de magnésium – calcium (régulation cardiaque)
  •  Prendre des infusions de passiflore -mélisse – verveine – tilleul

Conclusion :

Comme vous le voyez, le fonctionnement de cette belle machine qu’est notre corps est complexe.

C’est pourquoi, même s’il est efficace de calme le système orthosympathique et de permettre d’activer le système parasympathique et que le nerf vague puisse faire son travail …. Il reste important de comprendre au dela du soulagement POURQUOI, il y a un dérèglement de ce système de survie.

La naturopathie peut vous y aider, en cherchant les causes au-delà du corps physique.

Pour rappel, la santé La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. (OMS)

Extrait en parti du livre de Jean Abitbol : Le pouvoir de la voix
Categories
Emotions Non classé Stress-émotions

Comment se reposer vraiment ?

Pour véritablement se reposer, il ne suffit pas seulement de dormir plus et de faire une diète.

Pour récupérer de plusieurs mois éprouvants aussi bien physiquement que psychologiquement, corps et cerveau ont besoin de trois types de repos différents.

Ces 3 sortes de repos sont en correspondance avec les membres de votre équipe intérieure. Chacun ayant ses propres besoins pour récupérer de l’énergie.

1-Le repos social

Même si nous adorons voir du monde, parler, échanger et être avec nos amis, cela nécessite une sollicitation de la part de notre corps et de notre cerveau.

Sans qu’on s’en aperçoive cela peut être fatigant.

Chaque interaction sociale nécessite une attention soutenue, à la fois aux autres, à ce qu’ils disent, à leur langage corporel, mais aussi aux nôtres.

Pourquoi ?

Parce qu’on peut ne pas se sentir complètement à l’aise et rester dans le contrôle.

« En tant qu’humain, on interagit avec nos congénères avec le plus haut degré d’intentionnalité, même si on en a peu conscience au quotidien.

Ce qui nous fait adopter parfois une posture sociale, on est attentif à son comportement, ce qui fait que nous sommes toujours en état d’alerte»[1]

Cela est d’autant plus fatigant quand nous sommes dans un bar ou un restaurant ou tout autre environnement bruyant. Qu’il soit personnel ou professionnel.

Que faire pour se reposer socialement ?

Prendre du temps pour soi seul-e

 « Être seul et ne rien faire est le moment par excellence où notre attention n’est pas détournée sur l’autre. On pourra alors baisser sa garde et faire le tri dans nos pensées, nos émotions, et évacuer celles qui nous épuisent » [1]

S’entourer de personnes qui nous font du bien et de se couper de celles qui nous épuisent.

Les premières peuvent aider à nous ré-énergiser.

« Il faut seulement 21 millième de seconde pour qu’une émotion passe d’un individu. à un autre. Ce qui signifie que dès qu’on est en interaction avec quelqu’un, on attrape ses émotions. Si ce sont des personnes bénéfiques, aux pensées positives, elles vont nous aider à nous réguler et nous apaiser émotionnellement. » [2]

2- Le repos émotionnel

Les émotions rythment nos journées mais ne sont pas sans conséquences.

« Certaines sont énergivores : quand elles s’invitent au mauvais moment, avec une trop grande occurrence, quand elles ne sont pas justifiées… Tout cela provoque une chimie pesante qui demande beaucoup d’énergie au cerveau et au corps pour les évacuer »[2]

L’alimentation joue également un rôle primordial dans la régulation de nos émotions. « Il y a un dialogue constant entre le cerveau « du bas », notre intestin, et le cerveau « du haut ». Ce que l’on mange a une incidence sur certaines zones du cerveau, et notamment celles qui contrôlent nos émotions »[2]

Des aliments trop transformés, ou plus généralement la «malbouffe», rendent plus difficiles la digestion, créent eux-aussi des angoisses factices et obligent le cerveau à travailler davantage.

Que faire pour se reposer émotionnellement ?

Changer d’air, et de se placer dans un espace calme et relaxant

 « Le cerveau, qui a une très grande capacité d’adaptation, va entrer en résonnance avec l’environnement serein autour de nous et naturellement baisser son niveau d’anxiété. »[2]

Adopter une alimentation plus légère et équilibrée tout au long de l’année.

Cela soulagera le corps et le cerveau en permettant une meilleure sécrétion de la sérotonine au niveau des intestins

3- Le repos sensoriel

On a tendance à l’oublier mais l’utilisation de nos sens, et surtout de l’ouïe, fait travailler notre cerveau sans arrêt.

  • Bruits de la ville,
  • klaxons,
  • conversations autour de nous,
  • notifications de messages reçus sur téléphone ou ordinateur.

Toutes ces « stimulations permanentes forment une surcharge cognitive et peuvent être une source de fatigue» [3].

Autant de sons permanents et nuisibles à long terme

« Diminution du système immunitaire, perturbation du système cardio-vasculaire, tout le système para-sympathique est malmené alors que c’est justement cette partie du système nerveux qui nous aide à nous reposer»[3]

Que faire pour se reposer sensoriellement ?

Faire des pauses silencieuses au cours de la journée.

« Dans tout système biologique, une phase d’activité est associée à une phase de régénération. Le cerveau n’échappe à la règle : il a fondamentalement besoin de moments de silence pour se régénérer » [3].

Se promener dans un parc,

S’isoler dans une pièce calme sans son téléphone, plusieurs minutes chaque jour est déjà un bon moyen de se reposer.

On peut également opter pour quelques minutes de sons qui poussent le cerveau à sécréter des hormones du bien-être.

Veiller à une bonne qualité de sommeil.

 « Le sommeil lent profond est le plus récupérateur, physiquement et émotionnellement. » [1]

Le sommeil profond étant la phase de récupération nerveuse et corporelle pour se régénérer.

Pour atteindre ce sommeil profond, il est essentiel de réduire le niveau d’anxiété.

[1] Laure Verret, maître de conférences en neurosciences à l’Université de Toulouse.
[2] La Contagion émotionnelle, de Christophe Haag, Éd. Albin Michel, 2019, p464
Christophe Haag est aussi professeur à l’EMLyon.

[3] Michel le Van Quyen est l’auteur de Cerveau et Silence, Éd. Flammarion, 2017, p256
Extrait de l’article paru dans madame figaro : Les trois types de repos dont le corps et le cerveau ont besoin https://madame.lefigaro.fr/bien-etre/vacances-les-trois-types-de-repos-dont-corps-et-cerveau-ont-besoin-230721-197521