Introduction :

Prendre du poids peut avoir beaucoup de causes. Ce qui explique la difficulté à perdre du poids quand la surcharge est installée.

La cause principale est toujours mise sur l’alimentation et sa façon de manger.

Et force est de reconnaître que lorsqu’on se met au régime on perd du poids…. En tout cas momentanément…. car à l’arrêt du régime, on le reprend, souvent en pire.

Voyons donc ensemble les différents paramètres en cause la difficulté à perdre du poids.

I- Trop de régimes :

Selon les conclusions de l’INSERM et l’Anses [1] et [2]:

« Un des inconvénients majeurs des régimes amaigrissants semble être… la prise de poids ! Une expertise scientifique de l’Anses montre que la restriction calorique et les déséquilibres alimentaires entraînés par au moins quinze régimes populaires et très diffusés auprès du grand public, sont associés à une reprise de poids.

En outre, l’expertise pointe du doigt des risques pour la santé osseuse, le système cardiovasculaire et les reins, ainsi que la possibilité de perturbations psychologiques de type anorexie/boulimie en cas de régime très strict. « 

Pourquoi ?

Parce que le corps réagit contre l’insuffisance forcée de calories.

La privation du corps entraîne une absence de plaisir qui est vécue comme un Stress …Or le stress EST facteur de prise de poids, chez les personnes qui prennent facilement.

Ce stress du à la restriction, va entraîner une réaction qui favorise le stockage en vue d’une nouvelle période de restriction et une économie des dépenses énergétiques pour garder ce stock…. ce qui explique la reprise à l’arrêt des régimes.

Mon conseil  :

  • Abandonner les régimes et intégrer une alimentation équilibrée en art de vivre.

II- Les carences nutritionnelles :

Les protéines qui calent la faim 

Les protéines sont essentielles au bon fonctionnement de votre organisme. Et souvent elles ne sont pas consommées avec un apport suffisant ou mal appropriées pour certaines.

Les protéines augmentent votre métabolisme de base[3]. Donc vous donne plus d’énergie pour votre vitalité en favorisant la masse musculaire

Le métabolisme de base correspond aux besoins « inévitables » de votre organisme : il ne peut fonctionner correctement sans cette énergie.

Il s’agit de l’énergie minimale dont a besoin l’organisme pour survivre au repos, c’est à dire l’énergie demandée pour assurer des fonctions basiques comme la respiration, la digestion, le fonctionnement du cerveau, le maintien de la température du corps…

  • Et plus vous avez de muscles, plus vous libérez de calorie (énergie) au repos.
  • Le sport favorise aussi la prise de masse musculaire, donc aide à bruler les calories.
  • Les protéines permettent la fabrication de la sérotonine.
  • La sérotonine contrôle l’appétit ET l’humeur.

Un signe qui montre le manque de sérotonine est l’attirance pour les aliments sucrés en fin d’après-midi.

Mon conseil  :

  • Si vous souhaitez maigrir, veillez au bon apport de votre portion protéique par jour.

Pour plus d’information sur les protéines, je vous invite à lire l’article :

Les protéines : quelle importance pour votre corps?

  • Pratiquez de l’activité physique pour utiliser ces protéines en créant de la masse musculaire.
  • Une aide est le Griffonia L-5-http [4]

III – Le bon gras qui aide à maigrir :

Contrairement à une idée reçue le gras est aussi utile, même et surtout dans les processus d’amaigrissement. Et notamment les oméga 3 EPA-DHA, que l’on trouve dans les poissons gras tels que saumons ou sardines.

Votre cerveau est composé à 80% de gras. S’il en manque, cela entraîne :

  • baisse de moral,
  • de concentration,
  • fringales, qui sont souvent compensées par le sucre.

Les oméga 3 ont aussi une action anti-inflammatoire. On sait aujourd’hui le lien entre inflammation de l’organisme et prise de poids.

Et pour finir, les oméga 3 fluidifient les membranes de nos cellules, ce qui favorise les échangent indispensable dans la perte de poids.

Mon conseil :

  • Consommer des oméga 3 de toutes natures : Poissons riches, noix, amandes…
  • Ne négligez pas l’apport en matière grasse de votre alimentation.

Je vous invite à lire l’article sur les omégas 3 pour en savoir plus à ce sujet :

Les oméga 3 : colza et oléagineux

IV- La vitamine D pour la satiété :

Selon une étude de 2019, la vitamine D augmente le taux de leptine. La leptine étant une hormone qui régule l’appétit.

Là encore les aliments riches en oméga 3 sont souvent riches en vitamines D.

Mon conseil :

Vous en trouverez aussi dans les avocats, l’huile, les œufs, le beurre non pasteurisé, les noix, les poissons gras, les brocolis, les lentilles, les graines de courges…ET le soleil.

V- Les erreurs alimentaires à éviter :

Les muesli et jus de fruits au petit déjeuner :

Ces produits contiennent en moyenne 50% de sucre ajouté, soit 15g de sucre, ce qui correspond à plus de 30% des apports recommandés chaque jour.

Les jus de fruits contiennent 11g de fructose (sucre du fruit) pour 100ml, soit l’équivalent d’un soda.

La différence réside dans la façon qu’à l’organisme de les digérer, mais cet apport trop grand entrainera une transformation en graisse.

Il en est de même pour les smoothies, qui contiennent pour un verre entre 5 à 6 fruits ce qui revient à une concentration en sucre très élevée.

Les sucres cachés :

D’autres aliments industriels sont fait avec des sucres ajoutés, tels que :

  • Les soupes,
  • Le steak haché tout prêt ou surgelé
  • Les conserves
  • Les plats cuisinés.

Ce sucre votre cerveau en raffole. Quand vous mangez du sucre, il sécrète de la dopamine, l’hormone du plaisir en suivant le circuit de la récompense.

D’où les envies de sucres quand on est fatigué, en blues ou stressés ou que l’on cherche un « câlin ».

Les industriels ont bien compris le processus et se servent du sucre autant comme d’un conservateur et pour relever le gout…que pour nous rendre addictifs à leurs produits.

Sucre : ce poison que l’on aime tant

VI- Les autres causes possibles :

Résistance à l’insuline :

Souvent quand on veut perdre du poids, on compense avec l’aspartame qui donne le gout sucré.

Or, il est prouvé maintenant que la prise de soda light ou d’aspartame en poudre enclenche la sécrétion d’insuline (le cerveau est trompé et ne sait pas que ce n’est pas du sucre). Or un des rôles de l’insuline est de stocker le sucre …en graisse.

Son rôle majeur étant au départ de réguler la quantité de sucre dans le sang et nous éviter soit une hypoglycémie, soit une épilepsie si en excès.

Après un repas riche en sucre, il y a trop de sucre dans le sang. L’insuline sécrétée par le pancréas, va donc permettre l’ouverture (car c’est la clé de nos cellules) des cellules pour absorber ce sucre et ramener l’équilibre au niveau sanguin.

Une autre partie de ce sucre sera stocké en graisse pour les besoins énergétiques.

A force d’être sollicitées par l’insuline sans rien apporter… ce qui est le cas en cas de prise d’aspartame, la cellule devient « sourde » et s’installe une résistance à l’insuline. Il en est de même si elle est “gavée” de sucre.

Le pancréas va donc en sécréter encore plus pour se faire entendre et permettre de garder le taux de sucre sanguin stable (question de survie). L’inconvénient est le stockage du sucre en graisse accrue, notamment au niveau du ventre.

De plus ce taux élevé d’insuline empêche la leptine de donner la sensation de satiété… ce qui donne l’impression d’avoir faim même en ayant mangé.

90% des personnes en surpoids et 25% des personnes en poids normal, souffrent d’une hyper-insulisme et/ou résistance à l’insuline.

Mon conseil  :

  • Limitez le sucre au maximum dans votre alimentation.
  • Ne vous gavez pas de fruits.
  • Si vous avez des fringales quand vous consommez du sucre (pâtes, riz pomme de terre compris) et/ou des fruits alors demandez à votre médecin un dosage de l’insuline sanguin ainsi que des indices HOMA et QUICKI ? Ces derniers permettant de mesurer la résistance à l’insuline et au pré diabète.[5]

Glande thyroïde au ralenti :

Cette glande agit sur l’ensemble de l’organisme grace aux hormones qu’elle fabrique (T3 et T4).

Elles agissent notamment sur la gestion du poids.

Si la thyroïde ne fonctionne pas assez, l’ensemble de votre organisme en sera affecté et les autres glandes synthétiseront des hormones à niveaux trop bas. Ceci correspond à une hypothyroïdie.

Il est alors difficile de maigrir dans cette situation.

En effet ces hormones thyroïdiennes produisent de la chaleur, contrôlent vos dépensent énergétiques, régulent vos systèmes digestifs et cardio-vasculaire ainsi que votre système nerveux central.

Enfin, elles harmonisent les hormones sexuelles tant essentielles à une bonne qualité de vie.

Près de la moitié des hypothyroïdies passent inaperçues et toucherait même 85% de la population.

Mon conseil :

  • Un test simple vous permet de faire votre propre évaluation.

Il vous suffit de prendre votre température au lever durant 4 jour (au début du cycle menstruel de préférence si vous êtes réglée), sans avoir bu d’alcool la veille sur ces 4 jours.

Cette température doit être supérieure à 36°7c.

Votre thyroïde supporte-t-elle votre rythme de vie ?

Un microbiote déséquilibré :

Votre microbiote est constitué de deux grandes familles de bactéries.

Elles constituent environ 90 à 95% de la population totale.

Les firmicutes une des deux familles, augmentent l’extraction de l’énergie dans les résidus alimentaires et favorise ainsi le stockage des graisses.

Ces bactéries abritent sur leurs parois des composants provoquant une résistance à l’insuline avec augmentation de sa sécrétion.

A l’inverse, certaines souches de probiotiques comme le « lactobacillus gasseri » permettent la réduction de graisse.

Mon conseil :

  • Une cure de probiotiques peut aider à retrouver un bon équilibre de la flore intestinale en cas de difficulté à perdre du poids.

Et si votre microbiote influençait vos émotions ?

Conclusion :

Comme vous pouvez le voir, cela ne se réduit pas seulement à l’alimentation.

Vous êtes un être dans sa globalité et équilibrer tous ces paramètres sont nécessaires.

  • Alimentation
  • Sommeil
  • Activité physique
  • Calme intérieur
  • Flore intestinale

Ceci permettant d’éviter le dérèglement de vos dosages hormonaux.

Cela demande un « apprentissage » qui est proposé en un réglage alimentaire approprié en naturopathie.

En un bilan de vitalité globale permettant d’explorer tous ces paramètres et vous aider par un suivi approfondit sur le long terme afin de trouver VOTRE équilibre bien-être.

Si vous souhaitez commencer par l’exploration de votre alimentation de façon poussée et en toute autonomie, j’ai créé une plateforme en ligne dans cet objectif…. Que l’on veuille juste garder la ligne ou l’affiner.

Vous trouverez les informations sur cette page :

sources :

[1] : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/nutrition-et-sante

[2] : https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9gimes-amaigrissants-des-pratiques-%C3%A0-risques

[3] : https://www.calculersonimc.fr/autres-calculs/metabolisme-de-base.html#resultat

[4] : https://www.copmed.fr/fr/equilibre-nerveux-cerebral-stress-sommeil-emotions/72-griffonia-l-5-htp.html

[5] : https://www.cbm25.fr/dictionnaires-des-analyses-homa-test-de-sang_1357

[6] : article écrit à partir d’extraits des cahiers de la santé naturelles de Copmed et de mon expérience de naturopathe et formatrice au programme national nutrition santé : PNNS.

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